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Tu tiens à jour ton agenda électronique, mais il faut être très prudent, ne confondre personne. Tu places les noms de familles, tu joues les anniversaires, tu planifies les sourires... Tu te joues de ces têtes que tu ne vois jamais, dont tu aperçois la voix lorsque celle ci te laisse un message parceque tu filtres. Ersatz. Tu es une pensée sombre le long de la chaussée, une vie noire qui plane au dessus de tous. Qui rame pour rester au milieu d'un océan sans couleur. Et tu crois que c'est la vie, que c'est ta vie, qu'elle ne changera pas. Tu crois au bonheur puisque tu es sur de le vivre. Tu accumules les obsessions, ne veux rien laisser paraître, et tu brûles ce qu'il te reste d'émotions, tu te consumes, tu consommes tout. Tu laisses cette fumée noire irrespirable derrière toi sans jamais te soucier de ta toxicité. Tu empestes l'amertume, la dérision et l'envie. Tu n'es rien d eparticulier, tu es comme tout les hommes : fait pour exister, vivre quelques années sur ce qu'ils ont nommé la terre. Et tu vis, oetite âme perdue sans conscience. On pourrait dire que tu es un animal, seul, en mal de tout, qui traine sa peau... Une peau lisse et fragile, imparfaite, qui nous fait croire aux artifices, à la substitution, à la prostitution. Ton monde se glace, racle le peu de substance que tu lui laissses. Tu es un lâche qui en veut trop, et qui prends tout.
Mercredi 09 Juillet 2008Poster un commentaire
Vous savez ce que c'est de s'asseoir sur les rails ? De risquer une vie pour le plaisir de prendre des risques. Mais à notre échelle adolescente l'art est vain. Vaincu par la réalité des mots tordus, coincés entre deux syllabes. Plus rien ne sort, décrire le corps est insuffisant, décrire les gestes ne leur suffit plus. On s'élève d'un niveau, maintnenant il faudrait s'ouvrir un peu, faire partager ses conquêtes . Mais ils ne comprennent pas, je suis absente. Une absente qui ose faire marcher les zygomathiques pour ne rien dire, pour rester en surface tant que je n'aurais pas décider du contraire, tant que vous ne m'aurez pas poussé à bout. Je resterais, bouche trouée par le sentiment anodin, langue démise, arrachée à la chair. Je n'ose plus. Je ne dois plus. Je bois. C'est mon plaisir cruel. Ma générosité mesurée. On trouve le moyen de souffrir, pour mieux avoir à se plaindre, à raconter après. Mon langage réside dans le silence. C'est mon contôle sur la réalité, mon mutisme. Ca m'appartient. Je me plaît à vous exaspérer. Il faut fiinir par ne plus écouter, c'est autodestructeur, c'est de l'autocensure, c'est de l'automasturbation ... c'est ce que vous souhaitez, en réalité je m'en fiche, je vous emmerde tout simplement.
Mercredi 28 Mai 2008Poster un commentaire
Mardi 13 Mai 2008Poster un commentaire
On a passé un week-end léger. La rumeur du moment: On est triste quand on se place trop rès de moi .
Le bord de mer et la ville qui défile, on ouvre les fenêtres en grand, on respire le vent qui nous giffle . J'ai rêvé d'une cigarette tout ce dimanche, je n'en peux plus d'attendre. Je n'en peux plus de me dire que je ne sais pas flirter, que j'ai un avenir invisible, je n'en peux plus de douter. Et puis comme elles disent, je n'ai pas de volonté.
{ Bientôt je ferais mes propres photos, mes propres vidéos, soyez patient. C'est une demoiselle que l'on dit sans volonté, qui vous l'annonce }
Tags associés : defauts
Lundi 12 Mai 2008Poster un commentaire
1968, on se sentait courageux en ce temps là, n'est ce pas ? L'image est illusoire, ils vous restent vos quelques espoirs, de vague souvenirs d'une jeunesse furibonde... Dans vos têtes aujourd'hui ne sont plus présentes les raisons de ce mois de Mai et vous ne savez plus quoi faire quand vos gosses vous annoncent leur préférence politique, VOUS qui avez voté Sarkozy élu président. Votre espoir s'est fondu en illusion rêver, vous ne savez plus comment réinventer vos projets. Vous vieillissez, vous êtes la vieillesse de demain et vous nous enviez cette jeunesse que nous fuyons aujourd’hui, vous êtes envieux Mais où sont passés tous ces jeunes révoltés que l'on voit se battre en noir blanc dans le journal du 20H, où sont-ils exactement ces candélabres rebelles ? Ils sont assis plus ou moins confortablement devant un bureau en papier mâché, ils continuent leur rébellion à travers deux ou trois sites web, ils revivent leurs jeunesses rebelles.. c'était leur temps heureux, leurs jours de gloire. On se fait embarquer devant les caméras en pacifiste moderne des années. Vous jalousez ces quelques années où l'on peut se dire j'ai vingt ans. Et nous prônons la liberté des sexes, des genres; et nous revendiquons une place dans ce monde que vous gardez jalousement. Vous nous écartez, vous ne voulez pas que nous vivions vos erreurs, parce qu'elles étaient trop belles, que cette part de beauté/joie/bonheur vous voulez croire que vous êtes les seuls à l'avoir possédé. Mais c'est faux; nous prenons la relève. Nous allons engourdir nos membres, à travers cette transe des années 2000 que vous ne savez pas comprendre. Vous êtes vieux désormais. Et l'on vous fuit. Vous le savez, vous nous en voulez, vous avez oublié que vous faisiez la même il y a plusieurs années. Vous commencez à oublier. Et nous jubilons de voir que la vie nous appartient, nous sommes là pour la construire, en profiter et on vous nargue. On en profite dans votre dos, tout en sachant que vous savez ce que l'on vous cache: ces parties de plaisirs auxquelles vous n'avez plus le droit. Tags associés : 1968
Vendredi 09 Mai 2008Poster un commentaire
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